Sheikh Jameel Haleem 1/4

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# Posté le mardi 30 juin 2009 11:54

le Discour de Vendredi

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# Posté le vendredi 27 mars 2009 03:33

COMMEMORER LA NAISSANCE DU PROPHETE

COMMEMORER LA NAISSANCE DU PROPHETE
Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim


Je commence par le nom de Allah, le Très miséricordieux, le Miséricordieux

COMMEMORER LA NAISSANCE DU PROPHETE MOUHAMMAD EST UNE BONNE TRADITION
- MAWLID -


La louange est à Dieu le Seigneur des mondes Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n'est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l'élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu'il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-'Amin, l'Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l'islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Dans le mois de Rabi^ou l-^Awwal, la lumière de notre prophète Mouhammad a resplendi, les célébrations se sont succédées, les discours faisant l'éloge de notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam se sont multipliés. Les musulmans font l'éloge de la meilleure des créatures à travers leurs chants et leurs poèmes.

Mes frères en Islam, c'est dans une ambiance saine et une atmosphère emplie de bénédictions que nous vivons et nous célébrons la Commémoration de la naissance de notre maître Mouhammad, le Prophète de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

A l'occasion de sa naissance, il nous est nécessaire de mentionner le caractère permis de la Commémoration de la naissance honorée du Prophète. Ainsi, le Mawlid étant une innovation et afin d'en montrer le caractère permis, il est nécessaire de savoir que l'innovation (al-bid^ah) selon la Loi de l'Islam, c'est ce qui a été innové sans avoir été cité ni dans le Qour'an ni dans la Sounnah.

Ibnou Al-^Arabiyy a dit : « L'innovation et la nouveauté ne sont pas blâmées par leur simple appellation d'innovation ou de nouveauté ni même par leur signification. On ne blâme des innovations que ce qui contredit la Sounnah –la croyance et les lois– et on ne blâme des nouveautés que ce qui appelle à l'égarement ».

Ainsi, l'innovation se partage en deux sortes :

1- L'innovation d'égarement ( bid^atou dalalah ) : c'est l'innovation contraire au Qour'an et à la Sounnah.

2- L'innovation de bonne guidée ( bid^atou houda ) : c'est l'innovation conforme au Qour'an et à la Sounnah.

Cette distinction est tirée du hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim de ^A'ichah, que Allah les agrée, dans lequel elle dit : Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد »

(man 'ahdatha fi 'amrina hadha ma layça minhou fahouwa radd)

ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion quelque chose qui n'y est pas conforme, son acte est rejeté »

Mouslim a rapporté ce hadith dans une autre version :

« مَنْ عَمِلَ عَمَلاً ليس عليه أَمرنا فهو رد »

(man ^amila ^amalan layça ^alayhi 'amrouna fahouwa radd)

Ce qui signifie : « Celui qui fait un acte qui n'est pas conforme à notre religion, son acte est rejeté »

Par Sa parole ( ma layça minhou ) qui signifie : « qui n'y est pas conforme », le Prophète de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait comprendre que l'innovation peut être rejetée c'est-à-dire réfutée si elle est en contradiction avec la Chari^ah [La Loi de l'Islam], ou peut être acceptée si elle est en conformité avec la Chari^ah. Ceci est également tiré de ce que Mouslim a rapporté dans son Sahih du hadith de Jarir Ibnou ^Abdi l–Lah Al-Bajliyy, que Allah l'agrée, qu'il a dit : le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىءٌ وَمَنْ سَنَّ فِي الإسْلاَمِ سُنَّةً سَيّئَةً فَعَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِـهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىءٌ »

( man sanna fi l-'islami sounnatan haçanatan falahou 'ajrouha wa 'ajrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri 'an yanqousa min 'oujourihim chay', wa man sanna fi l-'islami sounnatan sayyi'atan fa^alayhi wizrouha wa wizrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri 'an yanqousa min 'awzarihim chay' )

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l'Islam une bonne sounnah aura une récompense et une récompense chaque fois que quelqu'un après lui fera cet acte, sans qu'il leur soit diminué quoi que ce soit de leurs récompenses ; et celui qui instaure dans l'Islam une mauvaise tradition se chargera d'un péché et d'un péché chaque fois que quelqu'un ½uvrera avec après lui, sans que leurs péchés ne soient diminués en rien ».

L'Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l'agrée a dit dans son livre Al-'Oumm : « Al-bid^ah est de deux catégories : une innovation de bonne guidée et une innovation d'égarement ».

Al-Bayhaqiyy a rapporté avec une chaîne de transmission, dans Manaqibou ch-Chafi^iyy de Ach-Chafi^iyy, que Allah l'agrée, qu'il a dit : « Les innovations sont de deux sortes : une sorte de chose innovée fait partie de ce qui contredit le Livre, la Sounnah, la voie tracée par les compagnons ou l'Unanimité des savants, c'est ce qui est appelé l'innovation d'égarement ; la deuxième sorte de chose innovée fait partie de l'innovation de bien qui ne contredit aucun des quatre sujets qu'on vient de mentionner, c'est l'innovation qui n'est pas blâmée ».

An-Nawawiyy a dit dans le livre Tahdhibou l-'Asma'i wa l-Loughat : « Al-bid^ah avec une kasrah sous le ba', c'est dans la Chari^ah, ce qui n'était pas pratiqué à l'époque du Prophète ; elle se partage en deux : une bonne et une mauvaise innovation ». Nous en comprenons qu'il est permis d'innover quelque chose après l'époque du Prophète, même si cette innovation n'a pas été annoncée par le Prophète et même s'il ne l'a pas faite lui même, mais à condition que cette innovation soit conforme au Livre, à la Sounnah, à l'Unanimité et à la voie tracée par les compagnons ».

La règle comme l'a mentionnée notre maître ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, que Allah l'agrée, est la suivante : « Ce que les musulmans jugent comme étant bien, Allah ta^ala l'agrée, et ce qu'ils jugent comme étant mal, Allah ne l'agrée pas ».

Puisque les savants, les gens de vérité ont partagé al-bid^ah en deux sortes : une mauvaise innovation et une bonne innovation, il nous est paru nécessaire d'en citer quelques exemples :

- Certaines innovations d'égarement sont relatives aux fondements de la religion c'est-à-dire des innovations liées à une croyance contraire à la croyance des compagnons, comme l'innovation des mou^tazilah dans leur reniement de la prédestination, l'innovation des khawarij qui ont combattu notre maître ^Aliyy et qui ont déclaré les grands pécheurs mécréants ou l'innovation des anthropomorphistes qui ont assimilé Allah à Ses créatures.

- Certaines innovations d'égarement sont relatives aux Lois c'est-à-dire des innovations liées à de mauvaises pratiques comme par exemple écrire la lettre (sad) après le nom du Prophète et plus laid encore, écrire les lettres (sad, lam, ^ayn, mim) [ce qui est mieux c'est d'écrire Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en toute lettre qui veut dire que Dieu l'élève d'avantage en degré et qu'Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle ; ainsi la langue arabe est riche et le mot salla a plusieurs sens et ici il ne veut pas dire prier mais élever en degré ].

Parmi les mauvaises innovations, il y a aussi ce que font certaines personnes en faisant le tayammoum ( l'ablution sèche ) sur les tapis et les coussins sans terre poussiéreuse, il y a également l'altération de la prononciation du nom de Allah que certains prononcent : « alla » ou « ah ».

Par ailleurs, ce qui montre que toute innovation n'est pas de l'égarement même si elle a eu lieu après le Prophète et même si le Prophète ne l'a pas annoncée, c'est ce que Khoubayb Ibnou ^Adiyy a innové. En effet, ce compagnon a effectué deux rak^ah lorsqu'il a été sur le point d'être exécuté. Khoubayb est un homme saint parmi les compagnons. Lorsque les non musulmans ont voulu le tuer par vengeance parce qu'il avait tué l'un des non musulmans de La Mecque dans la bataille de Badr, il leur a demandé sur le chemin menant à l'exécution : « Laissez-moi du temps pour que je puisse faire deux rak^ah ». Il a fait deux rak^ah et ils l'ont tué. Personne n'avait jamais fait une telle chose avant ce compagnon. Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih de 'Abou Hourayrah, que Allah l'agrée, qu'il a dit : « Khoubayb fut le premier à innover l'accomplissement de deux rak^ah avant d'être exécuté ». Cet évènement est parvenu aux compagnons et au Prophète qui ne l'a pas renié. Il n'a pas dit : ( Je ne lui ai pas dit de le faire, je n'ai jamais dit à quelqu'un de faire deux rak^ah s'il allait être exécuté ).

Ce qui montre également que l'innovation qui est en accord avec la Chari^ah n'est pas réfutée, c'est le fait de rassembler les gens pour la prière de tarawih pendant Ramadan alors qu'à l'époque du Prophète, que Allah l'honore et l'élève davantage en degré, les gens faisaient cette prière seuls. ^Oumar a dit à propos de cette innovation : « Quelle bonne innovation que voici », et Al-Boukhariyy a rapporté une autre version de ^Oumar dans son Sahih et dans le livre Al-Mouwatta'.

Il y a également parmi les bonnes innovations, l'ajout du deuxième appel à la prière le jour du vendredi par ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l'agrée. Cette innovation a été instaurée par ^Outhman Ibnou ^Affan alors qu'il n'y avait pas de deuxième appel à la prière le jour du vendredi à l'époque du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les gens ont continué à faire ce deuxième appel à la prière en Orient et en Occident. C'est Al-Boukhariyy qui l'a rapporté de ^Outhman dans son Sahih.

Par conséquent, ceux qui disent qu'il n'y a pas de bonne innovation, ceux qui disent qu'il n'y a que des mauvaises innovations : vont-ils se limiter à un seul appel à la prière le vendredi comme c'était le cas à l'époque du Prophète ou vont-ils faire deux appels à la prière comme l'a innové ^Outhman ? Quelle contradiction entre leurs actes et leurs paroles !

Mes frères en Islam, ce qui montre encore qu'on ne blâme pas toute chose que le Prophète n'a jamais faite, c'est la notation des points sur les lettres du Qour'an.

Les compagnons qui écrivaient la révélation que le Prophète leur dictait, notaient les lettres ba', ta' et autres sans points. De même, quand ^Outhman Ibnou ^Affan a écrit six livres du Qour'an et qu'il en a envoyés certains aux divers horizons, à Bassora, à La Mecque et dans d'autres villes, il avait gardé avec lui une copie qui ne comportait aucun point. Ainsi, le premier à avoir noté des points sur les lettres du Qour'an est un homme parmi les successeurs des compagnons, parmi les gens de science, de mérite et de piété, appelé Yahya Ibnou Ya^mar.

Avant cela, on écrivait le Qour'an sans points. Après quoi, lorsque Yahya Ibnou Ya^mar a mis des points sur les lettres du Qour'an, les savants ne l'ont pas renié même si le Prophète n'a jamais ordonné de noter ces points dans le Qour'an.

Celui qui dit que tout ce qui n'a pas été fait à l'époque du Prophète est une mauvaise innovation, qu'il commence par enlever les points des lettres du Qour'an ; est-ce que quelqu'un peut s'avancer à dire que cette innovation est réfutée par le simple fait que le Prophète ne l'a pas faite ? Que Allah nous préserve de tels propos.

De même, les alcôves où se tient l'imam pour la prière, les mihrab, sont de bonnes innovations ; ces mihrab n'existaient pas à l'époque du Prophète. Ainsi, un mihrab fut installé à la mosquée du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quatre-vingt-dix ans plus tard alors qu'il n'y en a jamais eu auparavant. Les musulmans continuent à les construire dans les mosquées jusqu'à nos jours.

Mes frères en Islam, parmi les bonnes innovations, il y a le fait d'écrire « salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » après la mention du nom du Prophète. Ce sont bien les savants qui ont innové l'écriture de « salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » après la mention de son nom. A l'époque du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les gens ne le faisaient pas ; le Prophète ne l'a pas fait lorsqu'il a envoyé des lettres aux rois et aux gouvernants de la terre. Il a simplement dit : De Mouhammad le Messager de Allah à Untel. Les missives que le Messager a dictées aux compagnons et qui étaient envoyés aux rois, tels que héraclius, pour qu'ils entrent en Islam, ne comportent pas la mention « salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Ainsi l'ajout de « salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » est une bonne sounnah que les savants ont innovée et que le Prophète n'a pas faite. Cette innovation est visée dans le hadith du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans lequel il dit :

« مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىءٌ »

( man sanna fi l-'islami sounnatan haçanatan falahou 'ajrouha wa 'ajrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri 'an yanqousa min 'oujourihim chay' )

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l'Islam une bonne sounnah aura une récompense et une récompense chaque fois que quelqu'un après lui fera cet acte, sans qu'il leur soit diminué quoi que ce soit de leurs récompenses ».

Celui qui renie la commémoration de la naissance du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en prétextant que le Prophète ne l'a pas fait et n'a pas ordonné de le faire, nous lui disons : « Vous comme nous, écrivons lors de la mention du nom du Prophète « salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Vous l'écrivez et nous l'écrivons alors que ni le Prophète ni les compagnons n'ont dit de le faire. Ainsi, comment jugez-vous que cela est licite, alors que le Messager ne l'a pas fait et n'a jamais dit de le faire, et comment rejetez-vous les voies soufis et le Mawlid sous prétexte que le Messager ne les a pas pratiqués et n'a pas demandé de le faire ? C'est ainsi qu'on les réduit au silence : ils n'ont aucune preuve sauf l'entêtement. Nous leur disons : vous n'avez pas de preuves, vous suivez seulement vos passions.

Il vous est donc clairement apparu, mes bien aimés que la Commémoration de la naissance du Prophète est une bonne innovation et qu'il n'y a pas lieu de la réfuter, elle est au contraire digne d'être appelée une bonne innovation car elle fait partie de l'ensemble des choses concernées par la parole du Messager de Allah :

« مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىءٌ »

( man sanna fi l-'islami sounnatan haçanatan falahou 'ajrouha wa 'ajrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri 'an yanqousa min 'oujourihim chay' )

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l'Islam une bonne sounnah aura une récompense et une récompense chaque fois que quelqu'un après lui fera cet acte, sans qu'il leur soit diminué quoi que ce soit de leurs récompenses ».

Ô Allah, fais que nous profitions des bénédictions de Ton noble Prophète et fais que nous fassions partie de ceux qui le suivent sincèrement par recherche de Ton agrément.

Mes frères en Islam, la Commémoration de la naissance du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est effectivement une bonne innovation : cette pratique n'existait pas à l'époque du Prophète ni à l'époque des compagnons ; son apparition a eu lieu dans les débuts du quatrième siècle de l'Hégire.

Le premier à l'avoir innovée fut le roi de Irbil : c'était un savant pieux qui aimait le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qui aimait les savants. Il était courageux, on l'appelait : Al-Moudhaffar. Il a montré de la joie lors de la Commémoration de la naissance du Messager et il a instauré pour cela une grande célébration. Beaucoup de savants de la jurisprudence et beaucoup de mouhaddith se sont rassemblés à cette occasion. On récitait le Qour'an, on lisait le récit de la naissance du Prophète, on embellissait le pays, on égorgeait des bêtes et on préparait des gâteaux pour réjouir les musulmans. Les savants et les spécialistes de la jurisprudence étaient en total accord avec cette innovation, qui est restée en pratique jusqu'à nos jours. Ibnou Kathir dans son Traité d'Histoire a écrit ce qui suit : « Le roi 'Al-Moudhaffar célébrait la Naissance honorée pendant le mois de Rabi^ou l-'awwal en faisant une immense fête. Il était vaillant, courageux, savant, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde et lui embellisse sa dernière demeure ». Ainsi, les savants de l'Orient et de l'Occident, dont 'Ahmad Ibnou Hajar 'Al-^Asqalaniyy et ses élèves le Hafidh 'As-Souyoutiyy et le Hafidh As-Sakhawiyy, ont approuvé la Commémoration de la naissance du Prophète.

Le Hafidh As-Souyoutiyy a écrit une épître pour montrer le caractère licite de cette commémoration, il l'a appelée (housnou l-maqsadi fi ^amali l-mawlid) « Le Bon Objectif dans la Commémoration de la Naissance du Prophète ». Il a dit dans cette épître : « On a demandé le jugement selon la Chari^ah de la Commémoration de la naissance du Prophète dans le mois de Rabi^ou l-'Awwal, est-elle louable ou blâmable ? Est-ce que celui qui la fait a des récompenses ou pas ? La réponse pour ma part est la suivante : La pratique du Mawlid consiste fondamentalement à réunir les gens pour la récitation du Qour'an, le récit des nouvelles concernant le déroulement de la Naissance du Prophète, l'évocation des signes qui sont apparus lors de la naissance. Puis on étale des banquets dont les gens profitent et ils s'en vont sans rien ajouter à cela. Ceci est une bonne innovation pour laquelle celui qui l'accomplit sera récompensé. En effet, il y a en cela une glorification du mérite du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, une manifestation de joie et une proclamation de la bonne nouvelle de sa naissance honorée ». Il a dit également : « L'Imam le Hafidh Abou l-Fadl Ahmad Ibnou Hajar lui a trouvé une preuve –au Mawlid– dans la Sounnah et moi-même je lui en ai trouvé une seconde ».

Le Hafidh As-Sakhawiyy a mentionné dans ses Fatawa que la pratique du Mawlid a eu lieu après les trois premiers siècles. Puis, les musulmans de tous les pays ont célébré le Mawlid dans les grandes villes : Ils ont donné diverses aumônes pendant ses nuits, ils ont veillé à faire le récit de sa naissance honorée et des flots et des flots de quantités de bénédictions se sont manifestés sur eux ».

Mes frères en Islam, la Commémoration de la naissance du Messager est bien une bonne innovation pour laquelle celui qui la pratique sera récompensé, car elle est conforme à la Chari^ah et elle ne comprend rien qui contredise le Qour'an ou la Sounnah.

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىءٌ »

( man sanna fi l-'islami sounnatan haçanatan falahou 'ajrouha wa 'ajrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri 'an yanqousa min 'oujourihim chay' )

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l'Islam une bonne sounnah aura une récompense et une récompense chaque fois que quelqu'un après lui fera cet acte, sans qu'il leur soit diminué quoi que ce soit de leurs récompenses ».

Les musulmans de l'Orient et de l'Occident fêtent le Mawlid en espérant recevoir de la part de Allah des bénédictions par le degré de Son prophète. Il n'y a pas de doute que le fait de manifester sa joie, son contentement et sa réjouissance, le fait de lire le Qour'an, de chanter des chants faisant l'éloge du Prophète, de faire le récit de sa naissance honorée lors de la Commémoration de sa naissance honorée, et ceci pour montrer son immense mérite est une chose que Allah agrée et que Son prophète agrée.

De plus, la Commémoration du Mawlid est une manière de manifester sa joie pour la naissance de la meilleure des créatures, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

La commémoration du Mawlid est aussi en soi un remerciement envers Allah pour ce grand bienfait qui est l'avènement du Messager dans ce bas monde et il y a en cela une élévation de l'honneur et une glorification du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Les savants et les hommes de Loi ne l'ont approuvé que parce qu'ils pèsent les pratiques selon la balance de la Chari^ah et non selon les passions : ils n'ont pas trouvé de contradiction avec la Chari^ah dans la pratique du Mawlid. Ainsi, lors de la célébration du Mawlid du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les musulmans récitent le Qour'an honoré et il y a en cela une conformité avec la Chari^ah. Ils évoquent le récit de la naissance honorée du Prophète et l'histoire de sa vie dans lesquels il y a des leçons et des morales qui génèrent dans les c½urs des croyants un plus grand attachement et une plus grande ardeur. Les musulmans font l'éloge de leur prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pendant le Mawlid et ceci est également conforme à la Chari^ah. Allah ta^ala a fait l'éloge de Mouhammad dans plusieurs versets tels que Sa parole ta^ala :

« وإنك لعلى خلق عظيم »

(wa 'innaka la^ala khoulouqin ^adhim)

Qui signifie « Certes, tu as l'excellence du comportement »
[sourat Al-Qalam /4].

Le Prophète lui-même a fait son propre éloge en disant :

« أنا سيد الناس »

('ana sayyidou n-nas) ce qui signifie : « Je suis le maître des gens » et dans un autre hadith, il a dit :

« أنا سيد ولد ءادم يوم القيامة ولا فخر »

('ana sayyidou waladi 'Adama yawma l-qiyamati wa la fakhr)

Ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de 'Adam au jour dernier et je ne dis pas cela par prétention ».

D'autre part, le fait d'écouter les chants d'éloge du prophète est permis. Il n'y a pas de mal à ce sujet.

Dans le Sahih de Al-Boukhariyy dans le livre « Al-'Adab » Chapitre « Ce qui est permis concernant la poésie » de Salamah Ibnou l-'Akwa^, il a dit : Nous sommes partis de nuit avec le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à Khaybar et un homme de la tribu a dit à ^Amir Ibnou l-'Akwa^ : « Ne voudras-tu pas nous faire écouter de tes poèmes ? ». ^Amir était un poète, il s'est mis à composer : « Allahoumma, si ce n'était Ta grâce, nous n'aurions pas été guidés, nous n'aurions donné aucune aumône et nous n'aurions jamais prié ».

Par ailleurs, il a été rapporté dans le sahih de Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« ذاك يوم ولدت فيه وفيه أنزل عليّ »

(dhalika yawma woulidtou fih wa fihi 'ounzila ^alayya)

ce qui signifie : « Je suis venu au monde ce jour-là et c'est en ce jour que la révélation est descendue sur moi ».

Ce hadith montre le mérite du jeûne des jours où se renouvellent les bienfaits que Allah a accordés à Ses esclaves. Parmi les plus grands bienfaits que Allah nous a accordés, il y a son avènement et son envoi à nous. La preuve du Qour'an en est Sa parole ta^ala :

« لقد منَّ الله على المؤمنين إذ بعث فيهم رسولا من أنفسهم »

(laqad manna l-Lahou ^ala l-mou'minina 'idh ba^atha fihim raçoulan min 'anfoucihim)

[sourat 'Ali ^Imran / 164]

De plus, la présence des bénédictions et des bienfaits lors de la célébration du Mawlid du Maître des créatures n'échappe à personne dont la raison est saine. Il vous est clairement apparu, mes bien-aimés, que la Commémoration du Mawlid est une bonne innovation que l'on ne peut pas renier. Bien au contraire il est légitime de dire que c'est une bonne innovation car elle fait l'objet de la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

« مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىءٌ »

( man sanna fi l-'islami sounnatan haçanatan falahou 'ajrouha wa 'ajrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri 'an yanqousa min 'oujourihim chay' )

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l'Islam une bonne sounnah aura une récompense et une récompense chaque fois que quelqu'un après lui fera cet acte, sans qu'il leur soit diminué quoi que ce soit de leurs récompenses ».

Ô Allah, fais que nous profitions des bénédictions de notre noble Prophète et fais que nous soyons au nombre de ceux qui le suivent sincèrement par recherche de Ton agrément. Depuis des centaines d'années, il a été de l'habitude des musulmans de commémorer la naissance du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lors de ce mois. Le premier à l'avoir pratiqué fut le roi Al-Moudhaffar. Il a invité de nombreux convives : des savants, des hommes du gouvernement et d'autres et tous ont été ravis. Les savants et les hommes de Loi ont été d'accord avec lui et cette célébration est toujours pratiquée jusqu'à notre époque. Les gens qui célébraient le plus le Mawlid sont les gens de La Mecque, de Médine et d'Egypte. Ainsi, les gens dotés de compréhension dans la religion n'ont pas réfuté le Mawlid car le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

« مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىءٌ »

( man sanna fi l-'islami sounnatan haçanatan falahou 'ajrouha wa 'ajrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri 'an yanqousa min 'oujourihim chay' )

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l'Islam une bonne sounnah aura une récompense et une récompense chaque fois que quelqu'un après lui fera cet acte, sans qu'il leur soit diminué quoi que ce soit de leurs récompenses ».

Conformément à ce hadith, nous célébrons cette commémoration.

Nous demandons à Allah qu'Il rétribue en bien ce roi qui fut le premier à organiser cette célébration car il a suivi ce hadith, et ce n'est pas comme l'ont prétendu certaines personnes en disant que ce serait une mauvaise innovation. Ils n'ont aucune preuve pour cela sinon de dire : le Prophète ne l'a pas fait, les compagnons ne l'ont pas fait ! Mais combien de choses font-ils que le Prophète n'a pas faites ?

Par exemple la construction des mihrab dans les mosquées. En effet, le Messager n'a pas mis de mihrab pour sa mosquée mais ce fut quatre-vingt-dix ans après que fut installé un mihrab dans sa mosquée.

De même les minarets n'existaient pas à l'époque du prophète, les musulmans ont innovés cela par la suite.

De plus, le Qour'an honoré ne contenait pas la notation de la hamzah ni de la chaddah lorsque le Messager l'a transmis aux compagnons : il en était ainsi dépourvu. Puis, certains savants pieux ont procédé à la notation des points, des voyelles, des chaddah et des hamzah dans le Qour'an. Ceci, ils ne le renient pas. Pourtant ils renient la célébration du Mawlid sans aucune preuve : ils font l'éloge de certaines choses et en interdisent d'autres, comme bon leur semble.

Nous demandons à Allah de rétribuer en bien ceux qui célèbrent cette commémoration et ceux qui y assistent.

Ceci est la voie des gens qui suivent la Sounnah et qui empruntons le chemin des successeurs et des successeurs des successeurs qui nous ont précédés.
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# Posté le dimanche 15 mars 2009 08:10

La description du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

 La description du Prophète                          salla l-Lahou ^alayhi wa sallam
بسم الله الرحمان الرحيم

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah, le Très miséricordieux, le Miséricordieux

La description du Prophète

salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

La louange est à Allah. Nous Le louons. Nous demandons qu'Il nous aide et qu'Il nous maintienne sur la voie de droiture. Nous Le remercions et nous recherchons Sa protection contre le mal de nos âmes. Certes, celui que Allah guide est bien guidé et nul ne peut guider celui qu'Il égare. Je témoigne qu'il n'est de dieu que Dieu, Celui Qui est Unique, Qui n'a ni associé ni semblable ni égal et je témoigne que notre maître, notre bien-aimé, notre chef, notre guide, la joie de nos yeux, Mouhammad est Son esclave, Son messager, Son élu et la créature qu'Il agrée le plus. Que Allah l'élève davantage en degrés, lui ainsi que tous les autres Messagers.

Allah ta^ala dit dans le Qour'an honoré au sujet du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam :

« وإنَّكَ لعلى خُلُقٍ عظيم »

Ce qui signifie : « Tu as certes un comportement éminent », [sourat Al-Qalam / 4].

Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de ^A'ichah, dans la description du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam :

« كانَ خُلُقُهُ القرءانَ »

c'est-à-dire : celui qui veut connaître le caractère du Prophète, qu'il récite le Qour'an et qu'il le comprenne. Tout caractère de bien, que Allah a ordonné dans le Qour'an, fait partie des caractères du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

D'après ^A'ichah, que Allah l'agrée, lorsqu'elle a été interrogée au sujet du comportement du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, elle a dit : « Il n'était pas vulgaire et n'était ni de ceux qui recherchent la vulgarité, ni de ceux qui crient dans les marchés. Il n'était pas non plus de ceux qui répondent au mauvais comportement par un mauvais comportement. Bien au contraire, il pardonnait et excusait ».

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« مَا بعث الله نبيا إلا حسن الوجه حسن الصوت و إن نبيكم أحسنهم وجها و أحسنهم صوتا »

ce qui signifie : « Dieu a envoyé les Prophètes, tous avec un beau visage, une belle voix et Certes votre Prophète a le plus beau visage et la plus belle vois d'entre eux ».

Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était celui qui avait le plus beau des caractères et le plus beau des aspects.

Al-Bara' Ibnou ^Azib a dit dans la description du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait le plus beau visage et le meilleur caractère ».

Pour ce qui est de la description du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam qui a été rapporté dans le livre de hadith : « Il était de taille moyenne, il n'était pas petit, il était plutôt grand, il avait les épaules larges, il était d'une couleur blanche teintée de rougeurs. Son visage était lumineux ».

Al-Bayha­qiyy et At-Tabaraniyy ont rapporté de Abou ^Oubaydah fils de Mouhammad fils de ^Ammar fils de Yaçir qu'il a dit : « J'ai dit à Ar-Roubayyi^ fille de Mou^wwidh : Décris-moi le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, elle a répondu : Si tu le voyais, tu dirais le soleil levé ».

At-Tirmidhiyy a rapporté ainsi que Ahmad d'après Abou Hourayrah, que Allah l'agrée, qu'il a dit : « Je n'ai rien vu qui soit plus beau que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c'est comme si le soleil parcourait son visage ».

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait des sourcils fins, pas épais du tout ; il avait de grands yeux et des cils fournis. Ses paumes des mains et la plante de ses pieds n'étaient pas maigres, ses avant-bras étaient longs et son ventre, plat, ne dépassait pas le niveau de sa poitrine. Sa voix était forte on n'y remarquait pas de faiblesse. Dans le blanc de ses yeux, il y avait de fins traits rouges.

Abou Hourayrah de qui nous tenons la description précitée a ajouté : « Je ne lui ai jamais vu de semblable ni avant ni après lui ».

Son nez était fin et haut, son front était large et plat. Les cheveux du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam étaient bien noirs, il avait à peine vingt cheveux blancs et tout le reste de ses cheveux avait gardé leur couleur noire d'origine.

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait pour particularité d'avoir une bonne odeur, qu'il se soit parfumé ou pas. Un des compagnons du nom de ^Ouqbah Ibnou Ghazwan avait eu un jour une maladie, de la taille d'une pièce d'un dirham, il se frottait beaucoup à cet endroit et cela l'angoissait et le dérangeait sérieusement. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui avait dit d'enlever le vêtement qui recouvrait cette partie de son corps et avait posé dessus sa main honorée salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C'est alors que cette partie de son corps était restée parfumée jusqu'à la fin de sa vie. Il avait quatre épouses, chacune essayait de se parfumer plus que l'autre, mais c'était lui qui sentait le meilleur parfum sans même se parfumer parce que le Messager de Allah avait passé sa main sur son corps pour enlever la douleur qui l'avait affecté. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a guéri ce compagnon et le parfum est resté jusqu'à la fin de sa vie sans qu'il ne se parfume, il conserva une odeur meilleure que le musc, l'ambre ou tout autre parfum.

Que l'on sache qu'il est possible de voir le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le rêve sous son véritable aspect, l'aspect dans lequel nous l'avons décrit. En effet, Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Qatadah qu'il a dit : « Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« مَنْ رءاني في المنامِ فقد رأى الحقَّ لأنَّ الشيطانَ لا يتزَيَّا بي »

Ce qui signifie : « celui qui me voit dans le rêve m'aura vu véritablement, car le chaytan ne prend pas mon apparence ». C'est-à-dire : celui qui le voit sous sa véritable apparence dans le rêve aura vu le dernier des prophètes et ce, car Allah ta^ala ne donne pas au chaytan la capacité de prendre l'image du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Que l'on sache également que si quelqu'un voit le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le rêve, ce sera pour lui une annonce de la bonne nouvelle qu'il mourra sur la foi. En effet, Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Abou Hourayrah, que Allah l'agrée, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« مَن رءاني في المنامِ فَسَيَراني في اليقظةِ »

ce qui signifie : « Celui qui m'a vu dans le rêve, me verra à l'état d'éveil ». L'explication en est que la vision dans le rêve du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam comporte une grande annonce de la bonne nouvelle à savoir que nécessairement celui qui l'a vu dans le rêve le verra à l'état d'éveil même si celui qui le voit n'était pas musulman au moment du rêve ; nécessairement il entrera en Islam et verra le Messager de Allah à l'état d'éveil avant de quitter ce bas monde.

Il a été rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue ce qui est arrivé à un homme des prédécesseurs, c'est-à-dire ayant vécu dans une époque relativement proche de celle du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, environ cent cinquante ans après l'Hégire, du nom de Al-Haçan Ibnou Hay. Cet homme faisait partie des savants qui ½uvraient pour la religion parmi les gens spécialiste du hadith et il était pieux. Il avait un frère qui lui était semblable. Lorsque Al-Haçan Ibnou Hay fut sur son lit de mort, son frère l'a entendu réciter la parole de Allah ta^ala :

« وَ مَن يُطِع الله والرسولَ فأولئك مع الذينَ أنعمَ اللهُ عليهم من النبيين والصِدِّيقين والشهداءِ والصالحين وحَسُنَ أولئكَ رفيقا »

ce qui signifie : « Ceux qui obéissent à Allah et au Messager seront avec ceux que Allah a comblés de grâces, parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux, et quelles belles compagnies que celles-là » [sourat An-Niça' / 69]. Son frère qui se tenait à ses côtés lui a dit : « Ô mon frère, est ce que tu récites ou qu'est-ce que tu fais ? ». Il lui a dit : « Non, je suis en train de voir le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui me sourit et qui m'annonce la bonne nouvelle du Paradis, je vois les anges et je vois les houris ».

Voilà donc la promesse qui a été rapportée dans le hadith : celui qui a vu le Prophète dans le rêve, le verra à l'état d'éveil et cela veut dire qu'il le verra dans le bas monde avant de mourir.

Nous demandons à Allah ta^ala qu'Il nous accorde la vision du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le rêve, cette nuit.
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# Posté le dimanche 15 mars 2009 07:23

Allah existe sans direction

                                                                  Allah existe sans direction
Seul les créatures sont dans un endroit et sont donc entouré par les six directions le haut, le bas, la gauche, la droite, l'avant et l'arrière. Allah existe sans direction.


L'Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy dans le traité de la croyance tahawiyyah a dit : "Il n'est pas contenu dans les six directions comme toutes les créatures", c'est-à-dire que les six directions ne contiennent pas Allah ta^ala car ceci est propre aux créatures.


Abou Hanifa a dit dans Al-Fiqhou l-'Akbar : "Al-qourb le rapprochement concernant Allah ta^ala n'est pas par la voie de la distance mais dans le sens de l'honneur.

L'obéissant, est proche de Son agrément ta^ala et non proche de Lui même, et le désobéissant est éloigné de Son agrément et non de Lui même ta^ala".


L'imam ^Aliyy a dit "on ne dit pas ou pour Celui qui a créé les ou" rapporté par Al Khouchayriyy.


Al-Ghazaliyy a dit : "Il n'est pas limité par la quantité, Il n'est pas contenu dans les limites, les directions ne l'englobent pas, les terres et les cieux ne le contiennent pas".



L'Imam At-Tahawiyy a dit : "Allah est exempt des limites, des extrémités, des côtés, des membres et des petits organes ; Il n'est pas concerné par les six directions comme la totalité des créatures" .


Comme l'a dit l'imam Ach-Chafi^iyy : " celui qui cherche a connaitre son Créateur et qui est parvenu à un être qu'il imagine celui là est mouchabbih, assimilationniste et celui qui en arrive à la négation totale celui là est négationniste athée et celui qui est parvenu à l'existence d'un Etre et a reconnu son incapacité à atteindre Sa réalité, celui là est croyant, qui a la croyance en l'unicité de Allah".
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# Posté le mercredi 14 janvier 2009 12:50